Comme tous les ans, à la sortie de l'hiver, nous sommes tous en attente de belles sorties. Et comme tous les ans, la météo, les débits ne sont pas toujours favorables à une pratique sereine en toute sécurité. C'est particulièrement vrai en ce début de saison 2018, où il y a conjonction de plusieurs facteurs : un fort enneigement cet hiver a permis un important stockage de l'eau sous forme de neige, névés... qui fondent abondamment en ce moment. De plus, les périodes orageuses à répétions favorisent des variations brutales alors que les débits sont déjà élevés.

Il est donc recommandé d'être particulièrement vigilant, de se tenir au courant des conditions actuelles, notamment en consultant et renseignant les débits signalés sur les parcours et les sites proches, en contactant les clubs et professionnels locaux qui connaissent bien leur territoire.

Par ailleurs, certains canyons font l'objet de réglementations spécifiques en ces périodes tendues : c'est le cas par exemple du Chassezac, des tous les canyons des massifs du Canigou dans les Pyrénées-Orientales, ou de canyons comme la Neste d'Ôo, Ossoue, Gloriettes, Gèdre... A noter que si le législateur se substitue (parfois à tord ?) à la vigilance que doit avoir tout pratiquant de l'activité, l'abrogation de ces interdictions ou leur absence n'enlève rien au devoir que chacun d'entre nous de vérifier AVANT de s'engager que les conditions sont adéquates : débit actuel, présence d'ouvrages hydroélectriques, météo passée, actuelle et prévue à court terme, adéquation des compétences de chaque membre du groupe, etc...

Une fois sur le terrain, n'hésitez pas à renoncer, si tous les indicateurs ne sont pas au vert. Rappelez-vous que renoncer, ce n'est pas échouer ou abdiquer, c'est simplement préférer un autre projet ou reporter. Répétez-vous cet adage : Mieux vaut regretter de ne pas y être allé, que regretter d'y être allé.

Bons canyons à tous !