-A-


AAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH
suivant la durée du son correspondant, bruit que font certains canyonneurs en sautant dans une vasque ou lorsque l'amarrage cède. On ne sais pas pourquoi ils ne peuvent s'empêcher de laisser des sons sortir de leur bouche quand ils sautent ?!? .... c'est idiot, après ils boivent la tasse en arrivant dans l'eau.

AMARRAGE NATUREL se dit par opposition à un amarrage surnaturel (qui risque de vous envoyer dans l'autre monde...) lorsque l'on utilise un arbre d'un diamètre supérieur à 50 centimètres ou éventuellement une stalagmite de la même taille pour attacher sa corde. Il est à noter, que dans le cas d'un arbre, il faut éviter les fruitiers (pommiers, noyers, ...) car le risque de prendre des fruits (mûrs ou pas mûrs suivant la saison) sur le casque n'est pas à négliger lors d'un choc violent sur ce type d'amarrage.

ARROSÉ terminologie utilisé le plus souvent après le mot rappel. Définie la quantité d’eau qui va tomber sur le casque pendant la descente. Aussi utilisé pour qualifier l’apéro post-canyon.

ASPI-VENIN  nom masculin désignant un appareil qui doit faire partie de la pharmacie et qui est censé extraire par aspiration le venin injecté par un reptile quelque soit la partie du corps. En l'absence de cet ustensile, que dit le médecin ? Il dit, je cite : tu vas mourir…

ASSURANCE action d'utiliser un dispositif basé sur une corde et permettant d'éviter toute chute. Dans le cas ou ce dispositif ne fonctionne pas de manière optimale, désigne l'organisme commercial destiné à payer les frais d'hôpital.

-B-


BANDANA
accessoire vestimentaire porté, en remplacement du casque, par des pratiquants en mal de sensations [douloureuses] dans les canyons. De préférence de couleur vive, l'objectif principal est d'attirer à lui les regards admiratifs des néophytes, sans pour autant que les pierres instables empruntent le même chemin. Il est à noter que cette population, bien qu'en voie de disparition puisque mal adaptée à son environnement, compte encore de nombreux individus dont le taux de "crétinisme" est inversement proportionnel aux chances de survie.

BAUDRIER matériel d’équilibriste du rappel composé de sangles, d’une culotte et de nombreux accessoires. Il sert à maintenir le canyonniste lors d'une descente ou d'une montée sur corde. Il a été conçu par des amis de celui qui a mis au point le descendeur (voir ce terme) et il occasionne de nombreuses douleurs à son utilisateur (masculin), principalement dans une zone proche d'organes que la décence nous interdit de citer ici. Pour illustrer ce propos, il suffit de demander à quelqu'un de s'asseoir sur une chaise avec un siège large de 2 centimètres : seul un canyonniste confirmé pourra y rester (grimaçant) de nombreuses heures. Certains baudriers, parés de couleurs fluorescentes, sont dessinés par des stylistes de mode d'un grand renom, toutefois ils sont à réserver à une élite disposant d'un postérieur et d'un bassin au format standard "mannequin". Mais il faut bien l'avouer, souvent le baudrier sert juste à ce que le fond de la combinaison du canyonniste ne lui tombe pas sur les genoux... On peut d'ailleurs se poser la question: n'y a-t-il pas une entente à caractère lucratif entre les fabricants de combinaisons et les vendeurs de harnais, les premiers s'ingéniant à créer des produits ne pouvant être portés qu'avec l'article des seconds ?

BIDON Contenant plastique qualifié d'étanche, dont la forme la plus répandue est cylindrique à couvercle rouge. Tout pratiquant confirmé, aussi méticuleux soit-il, a toujours été confronté à une fuite dudit "bidon étanche". Selon la chance du pratiquant, cette éventualité peut se vérifier le jour où, par hasard, étaient réunis le portefeuille, le téléphone portable, la carte IGN, la montre non étanche du copain... accompagné de pain jouant alors le rôle d'une éponge désagrégée.
À noter que la longévité de l'étanchéité est directement proportionnelle de l'entretien du JOINT et de la précision lors du LANCÉ de sac.

BIEF (petit Robert) du gaul. bedum  canal, fossé. Portion d'un cours d'eau entre deux chutes, d'un canal de navigation entre deux écluses. En gros c'est un bout de canyon en forme de petit canal quoi ...

BINOUZE ou BIERE Afin qu'il ne prenne pas la température ambiante du véhicule resté des heures au soleil, ce liquide est souvent conservé dans une glacière par les utilisateurs avertis. En effet, sa fraîcheur procure un plaisir non dissimulé aux mêmes pratiquants, à l'issue d'une marche de retour ensoleillée, leur permettant de pallier rapidement à un état de déshydratation plus ou moins avancé.  
  A noter que rien n'empêche, malgré cette consommation, de participer à une autre tradition appelée "Apéro" ou des breuvages anisés récompenseront les efforts à l'issue d'une longue journée de pratique.
 Il est à noter que les pratiquants n'ayant pas anticipé cet état de déshydratation sont encouragés à participer au développement de l'économie locale par la fréquentation de lieux communément appelé BAR, BISTROT ou CAFE.

BORDEL état de ta voiture, avant, pendant et après la pratique d'une activité canyonistique

-C-


CAISSE
objet généralement de matière plastique, à la forme parallélipédique, et aux couleurs primaires, que le pratiquant remplira soit de denrées, soit de matériel. Il est possible d'en empiler plusieurs, même pleine. Le pratiquant rustique emploiera le même objet mais en bois, aussi appelé CAGETTE ou CAGEOT.
-Indique également le moyen le plus courant de véhiculer le pratiquant, qui prononce souvent cette expression sur les marches de retour:"elle est encore loin la caisse ?"
- Associé au verbe:"lâcher une...", signifie action d'émettre un petit vent du corps, que le pratiquant dissimulera très facilement sous la combinaison, ce qui lui procurera une sensation très agréable dans le haut des cuisses, et jusqu'au milieu du dos.
- Expression très fréquente du pratiquant néophyte avide d'informations pertinentes: "qu'est-ce ?" Ça, c'est un casque ! "

CALCAIRE Roche préférée des canyonistes avertis, car promettant des descentes peu glissantes, des vasques profondes et une eau de couleur turquoise.

CANYON vous vous êtes probablement trompé de site si vous cherchez une définition pour ça.... mais en gros c'est un lieu aussi magnifique que dangereux et inhospitalier, où descendent parfois des tordus en combi qui sautent en hurlant dans la moindre vasque turquoise (plus généralement douteuse que turquoise, d'ailleurs   )

CARTE grand papier, toujours plié de manière bizarre, avec plein de couleurs et de traits dessus (sauf en Espagne, l'encre ça doit coûter trop cher là bas   ). Utilisé pour trouver le chemin qui est sensé nous amener à l'entrer du canyon ; mais, c'est connu, la carte à une propriété indispensable: elle se doit d'être inexacte pour que le canyoniste n'oublie pas le sens du mot Perdu. C'est aussi l'accessoire indispensable (ainsi que le stylo) du canyoniste adepte du plan pourri.

CASCADE curiosité géologique présente dans beaucoup de canyon et destinée à pimenter l'exploration, elle est particulièrement appréciée après une marche épuisante au soleil. Il est d'usage, pour le canyonniste facétieux situé en haut du rappel, de bloquer l'arrivée d'eau et de tout relâcher au moment où son collègue commence sa descente sur une zone glissante.

CASQUE dispositif protégeant la tête du canyonniste (on peut remarquer qu'il n'y a aucune autre partie du canyonniste qui est protégée des chocs...) où est habituellement collé le logo du club. Pour les prudents, on y trouve noté au feutre le groupe sanguin et/ou la marque de pastis préférée en cas de besoin.

CHAROGNE présent effectué aux dieux du canyon par des indigènes (se trouve en général au bas du premier rappel d’un canyon). Il est d'usage d'y tremper sa corde et d'y mettre les pieds pour attirer les faveurs des dieux.

COMBINAISON tenue de sortie avec laquelle il n’est aisé, ni de bronzer en canyon, ni de draguer en ville.

CORDE Objet serpentiforme permettant aux canyonnistes de descendre des déclivités prononcées à une allure modérée. La corde a une affinité particulière pour le fond des vasques troubles et profondes, et cherche systématiquement à se coincer dans le premier endroit tordu venu. Seule une vigilance constante met à l'abri de sa malice ...

COUTEAU le bon canyonniste a toujours le sien sur le baudrier. Un saucisson à couper ? un bout de claquos à étaler sur cette bonne baguette traitée à l’eau du canyon ? un pécheur dont le sens de l’humour se dilue dans cinq litre de rouge ? Le bon couteau du canyonniste est là.

COUVERTURE DE SURVIE c'est un grand carré de plastique doré que chaque canyonniste doit avoir sur lui, en cas de problème. Il est à noter que si elle se retrouve tendue avec un canyonniste tenant chaque coin, en bas d'un rappel, c'est que l'on a pas bien lu le mode d'emploi ou que l'on veut faire une farce.

CROLL style de nage propre au canyonniste : elle est pratiquée sans eau, à la verticale, de bas en haut et sur une corde.

CROUPI (croupie, croupissant, croupissante)  se dit de l'état de l'eau contenu dans une vasque ou bassin. Lorsque celle-ci est croupie, le leader se doit d'aller, n'écoutant que son courage et avec abnégation, installer une tyrolienne (voir ce mot à la lettre T) au dessus de celle-ci afin d'éviter que les jolies filles à qui il a voulu faire découvrir l'activité deviennent odorantes et non-consommables.
 Si se sont ses potes et partenaires habituels, ceux-ci ont l'habitude et peuvent se laver seuls mais feront attention de ne pas tacher les sièges de la voiture (sauf si c'est la leur)

CUL (SUR LE ) méthode scientifique mettant en jeu des phénomènes physiques particulièrement étudiés permettant de descendre une pente raide avec grâce et sans danger. Certains canyonnistes ont des dispositions particulières et une anatomie avantageuse pour ce type de descente.

-D-


DEBRAYAGE
détachement de corde volontaire et contrôlé, permettant à la première personne qui descend, de toucher l’eau nettement plus vite ; tout en évitant un saut de plusieurs mètres dans une vasque ou un combat à la loyale avec des spagettis de corde sous des trombes d’eau.

DEGAINE assemblage bizarre de 2 mousquetons et d'un bout de sangle ... très pratique pour ne pas perdre son kit-boule quand on doit équiper un rappel.

DEMERDE technique employée lorsque toutes les autres ont échoué. Peut-être utilisé aussi en combinaison avec d'autres mots, "toi" par exemple, lorsqu'un équipier n'arrive pas à : mettre sa combi - sortir d'une vasque - décapsuler sa bière avec les dents - défaire les noeuds qui sont allés dans l'eau - refaire son lacet parce qu'il a les doigts gelés - enlever sa combi pour satisfaire un besoin naturel (rayer les mentions inutiles)

DESCENDEUR instrument réalisé en alliage léger et théoriquement fait uniquement pour descendre sur une corde (peut aussi déboucher les canettes ou servir de marteau). Le descendeur en huit a des formes douces et arrondies et même un trou au milieu au cas ou il se placerai de manière inopportune à un endroit que la décence m'interdit de citer.

DESESPOIR sentiment qui survient quand on a oublié un élément d'équipement important, par exemple la bière, alors qu'on a pour une fois pensé au décapsuleur.

DÉSÉQUIPER tâche ingrate généralement confiée à un canyonniste de rang inférieur à celui qui a équipé : consiste à tirer sur la corde de rappel sans la bloquer, à enlever chaque dispositif d'amarrage, à dénouer chaque nœud et une fois la corde rangée dans le sac, à hisser celui-ci sur son dos (sac qui pèse en général douze fois plus en bas qu’en haut, car le fait que la gourde de vin soit vidée et le saucisson mangé ne compense pas l'eau et la boue qui gorgent la corde).

DÉVIATION petit artifice souvent réalisé avec une sangle permettant de changer la direction d'une corde dans un rappel, pour éviter de la "toncher" (voire ce terme). Elle peut être de deux types : 1/ judicieuse (dans le cas où il n'est pas possible de faire autrement) ou 2/ prétentieuse (dans le cas où il est possible de planter un spit pour fractionner mais ou l'on ne l'a pas fait car c'est plus joli comme ça).

DIGNITÉ  attitude noble qui consiste à sublimer une situation ridicule, comme ramper à plat ventre sur une roche glissante pour éviter de se vautrer quelques mètres plus bas, ou dans le cas où même cette technique a échoué, se relever en sifflotant d'un air décontracté en prétendant qu'on l'a fait exprès.

DROSSAGE mouvement particulièrement sournois de l'eau quand elle rentre en contact avec la roche qui, pour le malheureux canyonniste qui en est victime, se traduit par au minimum une grosse tasse voire bien plus grave. A éviter absolument !!!!

-E-


EAU
élément naturel que certains n’hésitent pas à qualifier de primordial pour la descente d’un canyon. Toutefois, à l’expérience, on peut se rendre compte qu’elle n’est indispensable qu’à la sortie du canyon, pour diluer un liquide jaune au fond du verre.

EAU-VIVE Zone aquatique agitée, d'où les pratiquants ressortent souvent largement désaltérés... Succède souvent à un passage par l'étape du "EEEUHH"…

ECLAIR de lucidité Là, faut vraiment pas y aller, y'a vraiment trop de bouillon, on va aller voir ailleurs...

ÉDENTÉ après un mauvais saut de 23 mètres

EFFORT Pour décapsuler la binouse, ou pour la marche d'approche, ou pour se concentrer après la binouse, ou pour convaincre nos femmes de nous laisser (re) partir en canyon après 15 jours d'absence, ou pour retourner au boulot après un canyon magnifique, ou pour repartir après la pause repas bien arrosée.

EGARER C'est quoi qui vient de tomber? ( en haut d'une 75 mètres...) ou «  il est où le décapsuleur? » ou «  elles sont où les clefs de la voiture? »  ou « Je t’avais dit que la sortie était après ce gros rocher, il y a deux kilomètres »

EJECTER ça, c'est un très bon toboggan

ELAN « C'est malin, va falloir appeler l'hélico, Je t'avais pourtant dit de prendre plus d'élan pour ce saut ».

ELEPHANT si vous en voyez un et, qu'en plus, il est rose vous devez immédiatement arrêter de mettre de l'eau avec le liquide jaune qui est au fond de votre verre c'est un des effets indésirables connus de cette sournoise substance…
 ... à moins que ce soit l'inverse, je me souviens plus très bien

ENGUEULER (S') Ca arrive quand on n'a pas la bonne longueur de corde en haut ( ou au beau millieu) d'une verticale... ou quand René à oublié les binouses... ou qu'elles sont au chaud dans la bagnole

EPO Eau Pastis Orgeat

ÉQUIPER action habituellement effectuée par un canyonniste expérimenté et consistant à faire de jolis nœuds sur la corde et un huit avant de mettre la boucle de ceux-ci dans un mousqueton prévu à cet effet. Il vaut mieux se méfier si après cet office, l'on retrouve la corde nouée en scoubidou ou tressée artistiquement: le canyonniste concerné n'a peut-être pas suivi le bon stage...

ÉQUIPER EN DOUBLE se dit lorsque l'on met deux cordes pour descendre un rappel, l'une parallèlement à l'autre. C'est aussi une expression pour désigner un mariage chez les canyonnistes. Il est d'usage, si la cérémonie se déroule à l'église, de descendre le clocher avec une corde (en faisant attention de ne pas s'accrocher à l'aiguille de l'horloge).

EUUUUUH Mot prononcé par le leader lorsqu'il se trouve dans une situation critique, qu'il ne sait pas comment traiter et où en même temps les camarades lui demandent conseil pensant qu'il est le christ !

-F-


FACTEUR 1
Préposé à la distribution du courrier, utilisé également lors des tests de corde (depuis que les canyonnistes le rende responsable du retard croissant de la livraison de l’œil du Canyon, leur revue préférée). On dit qu'une corde est utilisable en canyonning, lorsqu'elle résiste à plusieurs chocs volontairement provoqués en y attachant un préposé et en le faisant chuter par-dessus un pont (Généralement, ce fonctionnaire y est attaché sans son vélomoteur). Pour ceux à qui cette méthode scientifique peut paraître barbare, nous pouvons leur indiquer que nos amis alpinistes utilisent le même type de test mais avec 2 préposés (choc de facteur 2)...

FOU Tout canyonniste doit l’être un peu…

FRONTALE petite lampe maintenue sur la tête par un élastique qui permet au canyonniste d'explorer d'éventuelles cavités souterraines peu éclairées se trouvant sur son parcours ou qui lui permet de retrouver son chemin (du moins d'essayer) lorsqu'il a commis l'imprudence de ne pas regarder l'heure et que brusquement il fait nuit.
Se dit aussi du choc qui peut opposer le chef du canyonniste à tout objet identifié ou non, d'origine naturel (rocher...) ou non (mousqueton d'un équipier excédé). Voir CASQUE et BANDANA.

-G-


GAINE THERMORÉTRACTABLE
pièce de plastique se rétractant à la chaleur et permettant de (transparente) marquer une corde ou (noire) rendre un nœud inamovible. Définit également une combinaison de néoprène un peu juste au niveau de la taille.

GALERE c'est lorsque les évènements font que l'on ne prend plus plaisir au canyonning : trop d'eau, trop de marche chaotique dans les blocs, trop chaud, trop froid, trop long, il fait nuit et tu n'a pas encore trouvé le départ du canyon, tu t'es paumé, etc..

GOURDE récipient obligatoire pour chaque expédition canyonesque, elle est toujours soigneusement rangée entre deux cordes, de manière à lui épargner tout choc. Elle ne contient jamais d'eau pure, car aromatisée avec un liquide anisé et légèrement alcoolisé, destiné à accompagner le saucisson (ou un fromage de chèvre extrêmement dur, selon la région) et à donner du courage pour le retour. Peut aussi désigner une canyonniste de sexe féminin essayant de descendre avec sa poignée et de remonter avec son descendeur (ce qui, théoriquement est possible mais pratiquement peu recommandé).

GRANITE Matière minérale où quelques torrents arrivent à creuser des canyons dont les surfaces ont la même granulosité qu’une patinoire. Autant un canyon en pélite se fait à quatre pattes, autant un granitique se fait en rampant.

GUEUX se dit d'un terrien peut enclin à laisser le passage

-H-


HAUTEUR
subjective. Un rappel de 20 m est considéré comme un petit rappel, un beau toboggan, et comme un grand saut. Par contre, une cascade de 120 mètres sera généralement considérée comme "haute", quel que soit la technique employée, bien qu'un peu petite pour du base-jump mais c'est une technique qui reste à ce jour assez marginale en canyon. Une façon d'appréhender la hauteur est de placer un équipier en haut de la cascade et de lui demander de choisir la façon de la descendre : si à chaque proposition il répond "Maman !", considérer que c'est haut.

HELITREUILLER Action d'extraire un être humain (en plus ou moins bon état) du bourbier où il s'est fourré de son propre chef, à l'aide d'un appareil volant très bruyant.

HUIT situé immédiatement après le sept, et juste avant le neuf, qui eux ne servent à rien en canyon, quoiqu'il vaut mieux pour un baudrier qu'il soit neuf, plutôt que vieux, mais vieux n'est pas un chiffre, donc ça ne compte pas. Ustensile métallique, parfois doté de couleurs vives qui permettent de l'assortir au baudrier et accessoirement de le repérer plus facilement dans la vasque, cela dans le cas où il n'a pas heurté la tête de l'équipier précédent déjà sur le rappel. Dans ce cas, ramasser d'abord l'équipier avant de s'occuper du huit, il sera toujours temps d'utiliser le huit de l'équipier dans le cas où ce dernier portait un bandana (voir "CASQUE"). Sert aussi à faire "gling-gling" quand on marche, ce qui permet de ne pas passer inaperçu, bien qu'avec une simple combinaison un casque et un sac jaune canari on arrive tout de même à se faire remarquer dans la plupart des villages.
 Ah oui j'oubliais, cet instrument sert principalement à descendre les rappels un peu plus lentement qu'en sautant, ce qui peut-être utile dans le cas où la vasque d'arrivée ne dépasse pas 50 cm de profondeur et/ou que la hauteur du saut dépasse les capacités d'un ou de tous les équipiers.

HURLUBERLU touriste égaré dans un canyon à l'entrée facile indiquée sur la carte au 200.000ème, généralement en short et espadrilles et utilisant une corde de haute technicité offerte à tout acheteur de fromage fondu au super marché du coin. Pose généralement la question (en vous voyant déballer 150 mètres de cordes au bord du premier rappel): "c'est profond, ici ?". Il est contre-indiqué, si l'on veut suivre les recommandations  du syndicat d'initiative, de lui donner une tape vigoureuse sur l'épaule en disant: "ben, va donc voir !".
 
HYPOGLYCÉMIE terme médical désignant à la fois un hippopotame diabétique et un canyonniste qui aurait mieux fait de prendre un bon gros saucisson au lieu d'une barre de céréales un peu courte dans le fond de son sac.

-I-


INITIATION
terme désignant la période pendant laquelle le canyonniste débutant doit subir, avec succès, différents rites avant de devenir un initié. Un exemple: "ça passe ! vas-y en premier..." puis, le débutant persévérant ayant passé une demi-heure dans le siphon : "qui t'a dis que c'est par là qu'on passe ? Il y a un accès, un peu plus loin, pour aller au R20 !"

INTELLECTUEL canyonniste, qui du fait d'une carrure inférieure à celle de ses collègues et pour éviter de porter le sac le plus lourd, est muni d'une carte, d'une boussole et du topoguide dans le but de mener l'équipe jusqu'à l'entrée du canyon convoitée. Dans le cas ou l'expérience n'est pas concluante, un chef de club avisé le reconvertira dans une activité plus en rapport avec ses capacités: laver les cordes ou brosser les mousquetons. S’il est doué, il peut même vous trouver la sortie du canyon.

-J-


JETER
méthode pour accélérer la descente d’un sac (sans son porteur). Cela nécessite un certain entraînement pour que le sac finisse entier dans l’eau et non éclaté sur un rocher.

JOINT Toujours vérifier celui de son bidon étanche, sous peine de devoir manger une espèce de mixture à base de pain, saucisson, chocolat ....
Se dit aussi d'un collage de feuilles contenant des herbes qui se fument mais c'est pas bien.

-K-


KIT-BOULE
c'est le sac à corde du canyonniste. Il a plusieurs caractéristiques: d'aspect solide, il est généralement sale et usé car lorsqu'il est propre et neuf, il attire la raillerie des collègues sur l'expérience de son propriétaire. Il peut contenir diverses choses, mais souvent il y a une gourde de vin ou d'alcool fort soigneusement rangée dans une poche latérale. Parfois il y a aussi un saucisson (suivant la région) et quelques mousquetons en alliage léger.

KONG ce terme désigne :
  1. Lorsqu'il est précédé de "king", le canyonniste préposé au maniement des sacs les plus lourds,
  2. Une interjection courante dans le sud de la France,
  3. Une marque de matériel de montagne qui n'a pas eu la chance (LUCKY, en anglais) d'avoir un directeur du marketing optimisant le choix d'un tel nom.

-L-


LEADER
le canyonning n’est pas encore un modèle de démocratie, et le choix de la méthode de la pose de corde ne se vote pas à la majorité. Il faut donc un patron auquel les équipiers obéissent aveuglément, tous tendus vers un seul objectif : l’efficacité. Les ordres précis claquent et tous les équipiers agissent à l’unisson : Fabrice, les biscuits apéros ! Ivan, le pastis ! Josselyne, les verres !, Michel, les glaçons !

LONGE morceau de corde en V, ayant un nœud à chaque extrémité et fixé dans le harnais, il permet de s'assurer en haut d'un rappel ou sur une main-courante à l'aide d'un mousqueton. A un effet psychologique servant à rassurer le canyonniste : la corde utilisée résiste à 3 tonnes et le mousqueton aussi, même si le spit sur lequel on se trouve lâche à 300 kilos...

LOVER outre une signification anglaise sur laquelle nous ne nous étendrons pas, lover une corde est une action permettant de transformer un paquet de nouilles (voir ce terme) en un écheveau parfaitement ordonné, comme on en voit parfois dans les documentaires sur l'alpinisme du début du siècle. En général, il suffit d'un seul mouvement à un canyonniste débutant pour transformer un écheveau en paquet de nouilles...

-M-


MAIN-COURANTE
terme ayant deux significations :
  1. Cahier détenu par les autorités locales où le nom des canyonnistes ayant pratiqué leur activité au mépris des réglementations en vigueur doit être inscrit.
  2. Portion de corde installée horizontalement de manière à pouvoir faire croire que si un canyonniste s'y accroche il pourra passer la marmite d'eau sans se mouiller.

MAMITE prononciation Guadeloupéenne ou Réunionnaise de MARMITE.
Inflammation du mamelon, secondaire à des marches forcées et longues (ou des courses devant l'habitant armé ex : sortie d'Angouire ou de Can Guillet) et consécutives au frottement de vêtements sur le bout des tétons.
Affection bien connue des coureurs (de jupons).

MARMITE
  1. Récipient pouvant contenir de la soupe, un ragoût .... particulièrement apprécié après une journée de canyon mais rarement rencontré dans un canyon.
  2. Magnifique résultat de l'érosion, particulièrement apprécié lors des sauts

MOUSQUETON objet de haute technicité, la plupart du temps réalisé en alliage léger de couleur vive et adoptant diverses formes. Il sert principalement à attacher la corde sur un amarrage et à afficher le statut social de son propriétaire, de manière à le démarquer du canyonniste de base qui utilise un maillon rapide moins onéreux à l'achat et de couleur terne.

-N-


NOEUD
ce terme permet au canyonniste d’exprimer fondamentalement deux choses :
  1. Son art, car le fin technicien sait que sous ce tas de nouille se cachent tout à la fois, un nœud de chaise sur un nœud de mickey, autour duquel deux demi-cabestan auront été passées.
  2. Le nombre d’équipiers qui l’accompagne.

NOUILLES (PAQUET DE) expression courante utilisée lors de toute manipulation de corde: alors qu'il est relativement facile de réaliser un paquet de nouilles avec une corde de 72 mètres, il faut être particulièrement doué pour faire de même avec une corde de 10 mètres. Le démêlage des paquets de nouilles est une activité ludique importante chez le canyonniste : c'est un jeu de patiente équivalent à la réalisation d'un puzzle de 1000 pièces en équilibre (instable) sur un amarrage.

NOYADE statistiquement, le canyonniste présente un facteur de risque de noyade plus important qu’un joueur de boules lyonnaises.
La noyade est une véritable hantise pour le canyonniste ; on entend donc souvent : « t’es dingue ! tu vas noyer mon pastis !! ».

NYLON matière synthétique extrêmement coûteuse dont son constituées certaines  cordes. C'est une fibre qui supporte mal les chocs, se coupe au premier frottement contre la roche, ne se noue que difficilement, est impossible à nettoyer et vieilli très mal (une soupe de poisson en conserve ou une boîte de cassoulet ont généralement une date limite de consommation supérieure à la durée de vie d'une corde). Le nylon utilisé dans les cordes de canyon offre une caractéristique différente des autres : il coule au fond de la première vasque. Auparavant, les canyonnistes utilisaient des cordes en chanvre ou en coton, bien plus sûres et pratiques, que l'on ne sait hélas plus fabriquer maintenant !

-O-


ORAGE
cauchemar du canyonniste qui l’oblige à se réveiller à 6 heures du matin pour éviter les orages de 17 heures. D’où une expression populaire : « Orage dans le Raton, jusqu’à pâque dans le siphon ».

-P-


PANIQUE
attitude complètement irrationnelle observée lorsque la trouille atteint un niveau rarement atteint par le sujet jusque là. Les symptômes sont très différents selon les personnalités, allant de celui qui essaie désespérément de remonter le courant pour sortir vers le haut, oubliant que même les saumons ont leurs limites et que remonter une cascade sous le jet est rarement couronné de succès, ceux qui tentent une sortie dite "de la tarente'" consistant à vouloir grimper sur les parois latérales d'un canyon à l'endroit le plus lisse et le plus glissant, bras et jambes écartés pour essayer de trouver un peu d'adhérence, le fataliste qui reste assis en se balançant d'avant en arrière en psalmodiant "On va tous mourir..." (conseil : une baffe sera la bienvenue. Sinon pour lui, au moins pour vous   ), ou le tétanisé qu'il faut remonter à travers un ébouli en le tirant par une corde comme un chien-chien à sa mémère qui refuse de sortir faire pipi parce qu'il pleut dehors. Bref, même si un reste de conscience vous pousse malgré tout à ramener plus ou moins intact (les traces de doigts imprimés sur son visage ne comptent pas) le paniqueur, ne pas perdre de vue qu'il est un réel danger pour lui et pour les autres

PASTIS qu’il soit 51, Casanis, Ricard ou Bardouin ; il reste obligatoire en sortie de canyon. Comme dit le proverbe CAFesterelien : « Canyon le matin, pastis à la fin ; canyon l’après-midi, la bouteille sera finie ».

PÉDALE boucle faite en sangle ou en cordelette servant à mettre son pied lors de l'utilisation d'une poignée pour la remontée sur corde (vous vous attendiez à une autre définition ?).

PÉLITE Matière, aussi appelé schiste rouge, recouvrant la surface de certains canyons ; et qui donne l’impression de marcher sur du savon de Marseille (Propriété d’adhérence identique à l’état humide).

PÈRE-NOËL canyonniste extraverti, sans casque et déguisé, qui descend du clocher de l'église une veille de fête, sur une corde déjà tonchée (voir ce terme) dans le but d'impressionner le conseil municipal de son village pour que son club obtienne une subvention lors d'un prochain vote du budget (et donc de remplacer la corde tonchée).

PERFORATEUR instrument électro-mécanique portatif de haute technicité et d'usage récent en canyonning. Il est souvent utilisé pour ajouter un peu de piment dans la vie de celui qui doit visser une plaquette pour effectuer un amarrage plein vide, en facilitant la pose d'une dizaine de spits inutiles pour cacher malicieusement le bon.

PERTE lorsqu'elle est grande, ce terme désigne l'endroit où un torrent disparaît sous terre, lorsqu'elle est petite, c'est un canyonniste débutant coincé quelque part et que l'on a pas envie d'aider.

PLAQUETTE superbe ornement réalisé en alliage d'aluminium anodisé et destiné à fixer les mousquetons aux spits, lors de l'équipement d'une verticale. A supplanté le traditionnel morceau de fer en T percé, que l'on fabriquait le soir à la veillée, en se racontant des histoires autour du feu.

POLLUTION la bouteille en plastique que vous venez de perdre dans le canyon mettra 450 ans à disparaître. En plus, elle finira vraisemblablement sur une plage. Conserver vos poubelles dans vos sacs, vous gardez bien vos équipiers jusqu’à la sortie du canyon ! (alors qu’eux sont biodégradables).

-Q-


QUERELLE discussion animée entre canyonnistes ayant des avis divergents ; ayant généralement pour thème la tentative de découverte de l'entrée d’un canyon à partir d'une topographie imprécise ; ou (lorsque ladite entrée a été trouvée) le retour vers la sortie si ce canyon dispose d'un nombre important de sentiers de sortie possibles malicieusement disposés pour égarer ceux qui n'ont pas pris la peine de tirer la leçon d'un conte de Perrault que je ne citerai pas.

-R-


RAPPEL 1/ Méthode permettant de descendre un dénivelé moins rapidement qu’avec un saut et plus rapidement que sur les mains.
2/ Se dit aussi de la corde permettant de ramener la corde de descente en bas dudit dénivelé après une remontée sur corde parce que ces foutues %$£ de nouilles se sont emmêlées au point d’amarrage.
3/ de rappeler la corde qui a donné descente en rappel.
4/ Mouvement d'eau au pied d'une cascade à axe horizontal et sens inverse des aiguilles d'une montre. L'eau rappelle vers la cascade et nettoie les sinus de l'imprudent dans le sens des aiguilles d'une montre, pris dans le tourbillon. D'autant plus important que le débit est fort. À différencier du drossage à axe vertical et sens indifférent mais dont les effets sont similaires. La force de Coriolis doit être pour quelque chose dan tout ça.
À noter que Coriolis n'est pas une marque locale de Pastis, à différencier de Casanis, Plantanis...

REPARATION du kit, des chaussures, de la combi (fréquente). Ne pas essayer de réparer une corde en la recousant. Ni un baudrier d’ailleurs.

RISQUE la descente de canyon est un sport aux multiples risques :
 -Risque de crever un pneu sur le chemin d'accès prétendument carrossable 
 -Risque de se perdre et de ne pas trouver le canyon  
 -Risque de ne pas trouver d'eau (on va mourir de chaud)  
 -Risques liés au débit (Les pires)  
 -Risque de croiser la trajectoire d'une balle perdue (à l'automne) 
 -Risque de se tordre une cheville (très pénible) 
 -Risque de ne pas avoir assez de schnaps pour se réchauffer (en novembre) 
 -Risque de se faire engueuler en rentrant car la voiture sent la vase 
 et pleins d'autres...

-S-


SANGLE bande de tissu plutôt solide qui a plein d'utilisations: amarrages, remontée sur cordes (y en a que ça amuse   ), bidouillages en tous genres (faire tenir la tente, fermer le coffre de la voiture qui déborde de matos, fil à linge pour tenter de faire sécher les combis ....).
 Accessoirement, ça peut aussi servir à étrangler un coéquipier tellement énervant qu'on c’est même pas pourquoi on l'a emmené en canyon.

SANGLIER  animal potentiellement agressif surtout au printemps lorsqu'il s'agit d'une femelle accompagnée de ses petits. Parfois rencontré en canyon mais, le plus souvent écrabouillé sur un rocher, à proximité voire dans l'eau et, de préférence après la première cascade. Il s'agit dans ce cas d'un sanglier volant mais ; ce que ne savait pas le sanglier quand il s'est élancé, c'est qu'un sanglier ne peut pas voler      
 Sous la forme écrabouillée, le sanglier est parfois remplacé par une chèvre, un mouton, une vache (c'est plus rare), voir même un canyoniste qui a particulièrement exaspéré ses coéquipiers

SIPHON petit mouvement d'eau particulièrement mortel pour le canyoniste. Se rencontre dans des chaos très rigolos quand il y a pas d'eau mais très dangereux quand il y en a beaucoup. On reconnaît le siphon au cri du leader du groupe: "p....... !!!!!! ça siphonne méchant là !!!!" ce qui signifie en langage canyonnesque "bougez votre cul et sortez de l'eau vite fait sinon, vous allez y rester !!!!!!"

SPIT ça ressemble au nom d'un petit écureuil de bande dessinée, mais en fait c'est un petit morceau de métal rond, généralement équipé d'un cône minuscule qui se perd toujours. En tapant (très) longtemps dessus avec un tamponnoir et en le tournant régulièrement, il est possible de réaliser quelque chose qui ressemble, de loin, à un amarrage artificiel. Toutefois, le seul spit correctement planté n'existe que dans le manuel "techniques du canyonnisme alpin" en photo et jamais personne n'en a vu un posé de manière identique dans la réalité.

STATIQUE terme définissant les caractéristiques physiques de la corde utilisée en canyonnisme (contrairement à la corde dynamique utilisée en montagne). Une corde statique est généralement mouillée, boueuse et raide, tandis qu'une corde dynamique est propre, de couleur vive et souple.

STIMULATION action réalisée par le chef de groupe, lorsque la totalité de celui-ci est arrivée en bas du canyon, pour encourager les canyonnistes à effectuer la pénible remontée de retour à pied. Cette action consiste généralement, dans le cas de canyonnistes confirmés à utiliser la gourde du chef, dans le but de l'alléger, ou dans le cas de canyonnistes débutants à les menacer d'utiliser la corde à un endroit particulier de leur anatomie pour augmenter la vitesse.

SURÉQUIPEMENT équipement d'une verticale effectué par un canyonniste maniaque ou ayant des antécédents dans la marine marchande de fort tonnage: il est peu pratique d'utiliser du matériel de levage, des cordes de 15 mm, des élingues en acier ou des mousquetons destinés à lever des locomotives.

-T-


TÊTE D'ALOUETTE c'est à la fois le nom d'un nœud apparaissant tout seul en canyonning et le surnom donné à celui (ou celle) qui s'aperçoit une fois au bas du rappel que son sac a été oublié.

TONCHÉE (CORDE) destruction physique, par frottement contre la roche, d'une certaine longueur de corde qui rend cette partie impropre à tout usage canyonnistique. En général, cela arrive sur la dernière corde toute neuve que l'on vient d'acheter, car c'est un canyonniste ayant reçu une formation inadéquate (en lisant des magazines illustrés pour la jeunesse) qui a effectué l'équipement du canyon. Il est d'usage de découper la portion endommagée et de l'offrir en repas au canyonniste concerné.

TOBOGGAN (ou tobog) résultat du travail de l'eau sur la roche qui peut faire croire au canyoniste qu'il est à aqualand mais en mieux. Encore plus rigolo quand on peut remonter pour le refaire 36 fois, il faut quand même faire attention à ce qui peut se trouver dans la bassine de réception (rochers, tronc d'arbre....) parce que l'aqualand peut alors se transformer en baptême d'hélico

TOPO ou TOPOGRAPHIE publication généralement ronéotypée sur du papier recyclé et vendue par le club qui en est l'auteur au prix d'une encyclopédie en douze volumes, de manière à, soi-disant, pouvoir s'acheter un GPS laser parce que la boussole c'est pas HiTech. Il est d'usage, pour entretenir l'esprit facétieux ajouté à l'appétit de découverte qui sont chevillés au corps de chaque canyonniste, de glisser quelques erreurs dans la longueur des cordes pour chaque rappel décrit et de transformer la recherche de l'entrée du canyon en une course d'orientation.

TRITON petit batracien à crête aimant la vase, que l'on rencontre parfois dans les canyons. D'où l'expression, "Hmm, ça sent le TRITON" qui chez certains canyonistes pas tout à fait normaux, permet de désigner la puissante odeur de vase qui s'exhale des combis fraîchement utilisées. C'est plus original et plus distingué que "ça pue la vase", mais ça laisse généralement tout le monde perplexe ...

TUER !!!!! (JE VAIS TE ...) cri du canyonniste par lequel il faut mieux ne pas être concerné, s'adresse en général à l'imbécile qui vient de jeter en bas du rappel le sac qui contenait la corde de descente.

TYROLIENNE ce terme a deux significations bien distinctes dans le cadre du canyonisme : il désigne une ou plusieurs cordes tendues au-dessus d'un vide que l'on doit franchir ou le chant particulièrement puissant et mélodieux que pousse le canyonniste de sexe masculin, lorsque son descendeur se positionne à un endroit particulier de son anatomie quand il franchir un méandre ou un passage étroit.

-U-


URINER sport consistant à faire un striptease au fond d’un canyon en moins de trois quarts d’heures avec pour contrainte vos équipiers qui râlent pour partir devant et un autre groupe de canyonistes qui déboule derrière.

UTOPISTE cannyoniste adepte du "plan pourri" qui malgré les innombrables bouses qu'il a pu parcourir croit toujours qu'en faisant des petits ronds sur une carte il va finir par découvrir la 7ème merveille du monde cannyonesque. Dans la réalité, la seule première qu'il peut faire se résume le plus souvent à un torrent boueux envahi par les ronces

-V-


VARAPPE escalade d'une paroi par un canyonniste, généralement effectuée sous le canyard, avec des chaussures lisses et pleines d'eau, sur une paroi lisse et boueuse, assuré par une mutuelle. C'est quand même plus sportif qu’au frais, avec des chaussons, de la magnésie et une roche propre, sans compter la corde dynamique de 12  et le petit tapis pour amortir les chocs !

VAUTRER (SE) action de ne plus se servir (involontairement ou pas) des instruments nécessaires à assurer une descente à une vitesse et une direction contrôlée. Lorsque l'on s'aperçoit que ses collègues sont blêmes, il faut essayer de les faire rire et de détendre d'atmosphère par une bonne plaisanterie. À force de répétition, peut finir par lasser.

VASQUE creux naturel dans un rocher en bas d’une cascade plutôt arroser. Lieu mythique, amenant toujours la même question existentielle : Saut possible ?
Il est à remarquer qu’il faut toujours trouver un pigeon pour aller infirmer cet espoir, la désillusion étant souvent de mise.

VA-VOIR-SI-CA-PASSE c'est une expression courante utilisée en canyonning : un "va-voir-si-ça-passe" est un équipier de petite taille, souvent brimé par ses collègues plus lourdement charpentés, et qui est forcé par ceux-ci de tester un toboggan afin de voir ce qu'il y a dessous. Généralement un "va-voir-si-ça-passe" se transforme souvent, après quelques secondes d'efforts, en "oui-mais-c-est-très-profond".

VIEUX CAMPEUR campeur âgé, avec une longue barbe blanche, un sac à dos et une chemise à gros carreaux, essayant désespérément de trouver un camp de camping à Paris, Lyon ou Grenoble. Avec un look pareil, c'est pas gagné pour trouvé un hébergement...

VIROLE partie ronde et crantée d'un mousqueton servant à le fermer de manière sûre. Strictement impossible à manœuvrer une fois recouverte de boue, elle nécessite un bon quart d'heure et une brosse à dent souple pour être nettoyée dans cet état.

-W-


WALABI tentative pour faire croire au pékin moyen qu'ils font du canyon. Le canyoneur aime walibi, parce qu'ainsi il y a moins de monde dans les vrais canyons en diminuant l'idée : "Y a trop d'accident " .

WOUAAAA cri du canyonniste au moment où il se rend compte que le toboggan qu’il descend contient un obstacle caché au mauvais endroit (et vous, vous auriez mis quoi à la lettre W ?).

-X-


XÉRUS n. m. Rongeur d'Afrique, voisin de l'écureuil et appelé usuellement rat palmiste . (long. 20 cm sans la queue) On n’en a jamais vu un dans un canyon, mais je n'ai trouvé rien d'autre pour la lettre X ...

-Y-


YO-YO effet physique courant ressenti lors d'une remontée sur corde et provoquée par l'élasticité de celle-ci, particulièrement dans un grand rappel. En général c'est une excuse pour ne pas avouer que l'on a des difficultés à descendre : "ta corde fait du yo-yo, elle descend mal", alors que tout le monde sait que seul le canyonniste descend et que la corde n'y est pour rien. Plus généralement défini une corde ou un ex-premier ministre ne faisant pas l'unanimité dans son utilisation.

-Z-


ZENITH point culminant du soleil sur l’horizon qui, en astronomie canyonniste, donne généralement le signal du repas.


Source : Adaptation libre d’un fichier de la FFS complêter avec l'aide des membres du forum descente-canyon.com.