L’année commence dur avec mon retour dans les PO pour l’assemblée générale de mon spéléo-club le 9 janvier descente de Coumo Daniel, de la Riberette et de Combe de Perdrix, qui du coup, quelques jours après donne naissance à 3 nouvelles fiches sur la base-canyons. Bon, ok! c’est pas du grand canyon, mais ça donne le point de départ du cru 2006... 

En février, j'ai eu (entre autre) un déplacement dans l’Yonne (89), enchainé avec une visite de terrain vers Annemasse (74), avec un week-end entre les deux. Du coup, squattage chez les admins et descente du canyon des Sambuis (74) en partie en glace et enneigé le samedi, et des gorges de Vezeroncle (01) le veille de la fermeture du canyon, et des cascades de la Sandezanne (01). 

En février, j’ai commencé a me faire un stock de bouteilles d’alcool pour mon mariage. Ce fut l'occasion d'une sortie canyons avec mes potes spéléos Steph et Eric au Perthus (66-Espagne) avec un peu avant les emplettes la descente del salt del Fito (Esp) et après du ravin de Can Mascarat (66). Sortie bien sympathique, avec plein de surprises, pourtant mal annoncée d’après les informations qu’on avait eu sur ces descentes…comme quoi, les gouts et les couleurs !!! Quelques mois après, même topo avec M.Maurin. C'est le coffre de la voiture plein d'alcool que nous descendons le Paloll (66) et le Riuferrer (66). 

De retour au bureau des vacances de pâques, j’organise mon déplacement pro en Alsace, c'est-à-dire que j’imprime les cartes IGN et les fiches canyon des canyons du haut-Rhin. Là, damned ! Une stagiaire sortie du chapeau me dit : ah ! c’est toi Rémi, c’est avec toi que je vais en Alsace la semaine prochaine… Adieu canyons d’Alsace, adieu bivouac dans les ballons. Bon, comme on arrive au pays de la choucroute avec 1h et demi de rab avant la nuit, je lui suggère d’aller faire un tour dans les collines avant d’aller à l’hôtel. Non ! pas de mauvaises pensées… Ô miracle, on passe juste à côté du canyon d’alsace : Seebach (68) en top conditions. Elle me dit : « dommage que tu n’aies pas ton matos, t’aurais pu le descendre et je t’aurais suivi depuis les rives » . Trois minutes après, j’étais en combi : « tu ne crois pas que je vais faire 300 bornes sans mon matos non ? ». Du coup, j’ai quand même descendu mon canyon mais j’ai pas bivouaqué… 

2006, l’année du Jura ! J’ai le topo tout neuf dans ma collec. Un jour d’Avril, déplacement pro à Macon, enchaîné avec un déplacement pro en Savoie. Parfait. Passage par Noire Fontaine (01) et par le Bief de Prévérant (39) : mon premier canyon du Jura. Comme j’ai renseigné la base, Dom39 me contacte par mail, étonné de me voir traverser son territoire. Par miracle, un chantier débute 15 jours après dans l’extrème nord de l’Ain, à 20 minutes de chez Dom et du spot du Jura : St-Claude. Malheureusement (pas pour tout le monde), le chantier a duré en longueur, pendant plusieurs mois, m’obligeant à y faire de nombreuses visites occasionnelles (des fois pour 1h00 sur place). Et la série commence accompagné du meilleur guide de tous les guides Dom39, ou parfois en solo: Moulin de Vulvoz, La Goulette, Pissevieille, Lantenne, la Pèle, Bief des Parres … Même les créneaux du matin avant le boulot avec approche à 5h00 du mat sont utilisés : Teinte, ruisseau des Gorges, Merdanson(01) , Bief Ravinet

La ½ journée la plus productive en nombre de canyons : fin du boulot à 14h00. J’attaque en solo avec le ruisseau du lac de Chanon, puis la CimanteLangouette et Malvaux sont en crue, donc, je me rabats vers le bief de la Ruine et je rentre sur St Claude et finit à la tombée de la nuit sur le moulin de la Burne. Le lendemain, j’ai posé un RTT et descendu le matin Blénière et Grosdar avec Dom dans la foulée.

Une des semaines les plus intéressantes de l’année à commencé dans le Jura : 1e semaine d’août. Le 31 juillet, chantier dans l’Ain. Rendez-vous avec Bertrand et Aymeric à l’arrivée du Flumen, qu’on descend en fin de journée. Le lendemain, Dom n’a pas le choix : nous conduire à 6h00 du mat àl’Abîme, le canyon le plus froid du coin, mais aussi le plus interdit. Chose faite, je vais bosser et Dom et le reste de l’équipe finissent la journée dans d’autres gorges du coin. Mardi soir, je rentre à Bollène après le boulot. Mercredi, je vais bosser à Cannes, départ à 4h00 du mat. Mon travail fini vers midi, je file vers le ruisseau de Planfaé (06) et en fin de journée, je rejoins JC06 à la Bolenne (06) et ses grands toboggans. Le RTT du lendemain sur place est consacré à la Maglia (06) entrée par Morghé (06). JC06 va au boulôt et moi, ben la fatigue gagne, alors, je rentre à Bollene malgré l’heure non-avancée de 12h00. Le lendemain un aller-retour en Savoie pour bosser, mais comme il pleut à torrent, no canyon ! Dommage, la semaine aurait été multi départementale…        

L’année 2006 s’est terminée dans le Jura par les cascades du Hérisson avec Wahooooo, filmée pour l’occasion, et le ruisseau du Four à Chaux, d’ailleurs en Top conditions suite aux fortes pluies de la nuit…

Et voilà! 90% du topo écoulé en 3 saisons... (printemps, été, automne)

2006, l’année du Tarn… Suite à la journée avec M.Maurin où on a écumé le coin de l’Aude du nord-ouest : Cupserviès (11), Orbeil (11), Notre dame du Cros (11) et fait une petite incursion dans le Tarn avec les gorges du Banquet (81), un déplacement pro m’a été annoncé, un peu sorti de derrière les fagots : Albi. C’est parfait. Je traverse le Gard et descend les gorges du Crespenou (30) au passage, puis bosse le lendemain sur Albi et descend sur le retour les superbes cascades d’Arifat (81), malheureusement interdites… Manque plus que le Dourdou, que je me suis juré de descendre en 2007 pour compléter en beauté ce département vallonné… 

L’Ariège, l’autre département des Pyrénées… Pourtant pas loin de mes PO natales, les rivières ariègeoises me sont totalement inconnues. Parfait, on m’envoie à Lavelanet et Toulouse en Juin. Après avoir passé le week-end dans les PO, je file le lundi en Ariège, faisant au passage quelques repérages dans la vallée de la Têt et sous le col du Puymaurens. Je fonce dans les cascades du Larguis amont, super décevantes mais équipées de gougeons quand même… et trace dans le spot de canyons dans la vallée de Vicdessos. Guil me rejoint à mon lieu de bivouac et le lendemain, à 5h00, cap vers les cascades de Subra en plein brouillard. Grace à notre efficacité, il reste largement le temps de descendre le canyon de Marc et les cascades de Caraoucou avant de foncer à Toulouse pour mon rendez-vous de 13h00. Le soir (on est en Juin, il fait nuit vers 22h00) je tente le canyon de Ganac, mais face au peu d’informations, cherche trop, et n’ai plus le temps de descendre. Je vais alors vers la cascade d’Alzen, mais c’est sec, la navette m’embête, et surtout, ben je n’ai pas assez de cordes. Bon, tant, pis, je vais bivouaquer à Moulis pour descendre la cascade le lendemain à 6h00 avant mon rendez-vous à 8h00 à côté. Raté, je ne me réveille pas. Je vais bosser sans canyons supplémentaire en Ariège…

Male Vesse et ses premiers explorateurs… 2006 voit apparaitre le bouquin à Caracal : Male Vesse. L’idée de ne pas le descendre est impensable. Départ de Grenoble vers 21h00. Arrivée sur le parking de male vesse à 23h30. Bivouac dans la voiture et réveil à 3h15. La marche d’approche est attaquée vers 4h15 et nous sommes enfin en combi à 10h45. La descente commence, mais le temps, de plus en plus menaçant offre de grosses gouttes vers 13h00. Le doute n’est plus permis : l’orage éclate et vers 14h00, heureusement, nous nous trouvons au début de la partie aval, et nous choisissons de nous échapper par ce sentier vraiment peu marqué. Le lendemain, Vabre nous accueille dans ses eaux salies par le crue et très grasses. Le dimanche, nous descendons Male Vesse aval, histoire de compléter le monstre. Une chose est sure, l’année prochaine, j’y reviendrai… 

2006, l’année des sécos montpelliérains… Etienne et Philippe ont fait très peu de canyons. On se retrouve à Montpellier pour une journée dans les secs : Joncas (34), Verdus (34) et Balaissade (34). Une super journée au soleil, qui fera très certainement acheter une combi à Etienne pour occuper les belles journées de printemps… 

L’année du dragon… Bertrand me contacte un peu à l’arrache : « Tu fais quoi lundi ? » « ben, je vais au boulot ! ». Bon, après les repérages de dimanche soir, plus de doute : c’est le moment de tenterla Tine de Fonts aval (74), l’indomptée… Dimanche soir il me rappelle et m’annonce : c’est OK pour la Tine, RV à 7h00 à Sixt ! Heu, t’es gentil Bertrand mais je suis à Bollène. Un bref calcul et je négocie avec Céline : « bon, demain, je prends un RTT, et je pars à …3h00 du mat ». Je charge Henri en passant sur Grenoble à 5h00, et on arrive vers 7h05 à Sixt. Sam et Bertrand nous attendent, Delphine est restée au lit. Vers 8h30, on entre dans le canyon. Environ 8 heures et quelques gougeons, et beaucoup d’encres flottantes et rappels guidés après, nous atteignons la passerelle finale où Delphine nous a rejoint avec un thé et un gâteau tout chaud… 

Et voilà un petit résumé de mon année 2006, durant laquelle au total j'aurai descendu 82 nouvelles descentes... en esperant que 2007 soit un aussi bon cru !