<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
  <title>Le blog de Caracal</title>
  <link>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/</link>
  <description>Blog de Caracal</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 17 Aug 2008 06:34:34 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>La Suisse Centrale : une bonne surprise.</title>
    <link>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/post/2008/08/17/La-Suisse-Centrale-%3A-une-bonne-surprise</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8ed0e9da407027bfaa667abb8b99129d</guid>
    <pubDate>Sun, 17 Aug 2008 08:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Caracal</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Qui l'aurait cru. En Suisse, de nouveaux beau canyons accessibles dès le mois de juillet. Un canyon Turnigla entrant dans le top 5 européen. Un mini gavarnie ou le Ravin des enfers en plein Glaris. Tout un ensemble de descentes méritant un article à eu tout seul. La Suisse nous étonnera toujours !&lt;/p&gt;
Toutes les photos sur : http://www.caracal.fr/canyon/europe.html&lt;br /&gt;    &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 20pt;&quot;&gt;La Suisse centrale : une bonne surprise de l’été&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;Ce n’était qu’un nom sur le GPS : Klöntal. Depuis 15
jours nous tournions en Autriche et dans les pays environnants sans rien
trouver de formidable hormis Rudach prés de Dornbirn. Nous rentrions plutôt,
mais sur la route, en regardant la carte de Suisse, nous vîmes qu’il y avait du
côté de Glaris et des Grisons des parcours intéressants. Nous étions sans
illusion sur cette région, souvent échaudé par des canyons au débit
impraticable l’été ou à la beauté très relative.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;Certes, la veille nous avions fait &lt;strong&gt;Chilentobel &lt;/strong&gt;(2,8/4).
Wolgang Streicher en Allemagne nous l’avait conseillé d’un long : chunnnnnnnnn
canyon. Et c’est vrai que nous avions parcouru tout euphorique le canyon
d’initiation le plus beau de Suisse selon notre goût. Dans un encaissement
profond devenu blanc, s’enchaînait un nombre incroyable de petits sauts et
toboggans. Un vrai régal de fin de journée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;Mais là, nous étions de nouveau au centre de la Suisse
dans un microscopique canton enclavé, celui de Glaris. Nous allions sûrement
perdre une journée pour rien. Une de plus. La route était raide et tortueuse et
le GPS annonçait encore 5 km. D’un coup, nous sommes en vue du lac de Klöntal.
Et là, nous nous arrêtons ébahis. L’ambiance est envoûtante. En face de nous
une muraille de roche s’élève droite vers le ciel et elle se reflète dans un
lac aux formes douces. Les sommets dominés par d’énormes cumulus bourgeonnent
rapidement. L’ambiance, ténébreuse, sombre, contraste avec le lac qui rayonne
d’un bleu turquoise. Inquiet on se ressaisit vite, juste le temps pour avoir de
nouveau l’eau à la bouche. Au milieu des paliers rocheux, de profonds sillons
aux cascades impressionnantes se dessinent. Tel à Gavarnie, la montagne forme
des strates en arc de cercles, avec des névés ou glaciers sommitaux qui
alimentent une série de cascades entre 100 à 200 m de hauts. Mais l’originalité
du lieu c’est que ces canyons sont encaissés et ne se limitent pas à un seul
obstacle. On découvre un terrain d’aventure réservé aux amoureux des grandes
verticales (Voir carte).&lt;span style=&quot;&quot;&gt;  &lt;/span&gt;Nous repérons 6
canyons à grandes verticales dont 3 intéressants.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Prés du barrage, on trouve le canyon avec le plus gros
débit. Il est alimenté par le glacier de Glärnisch. Le &lt;strong&gt;Tscholboden&lt;/strong&gt; (Les
noms sont en fonction des lieux dits où des sommets) se descend à l’automne. Il
y a deux parties. La haute est plus encaissée. On peut y accéder facilement en
continuant la route après le barrage et en suivant un chemin bien visible sur
la carte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le &lt;strong&gt;Darli&lt;/strong&gt; à côté n’a qu’une simple grande cascade
finale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le &lt;strong&gt;Denkmal&lt;/strong&gt; et le &lt;strong&gt;Bärentritt&lt;/strong&gt; sont des
cascades/falaises quasi inaccessibles. Le Bärenttrit est complètement sec dès
la fonte des névés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le &lt;strong&gt;Dunggellaui&lt;/strong&gt; fait parti des parcours intéressants.
Le haut est encaissé et la fin forme une grande cascade ouverte. A faible débit
l’été, des névés semblent coincés à son départ.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le &lt;strong&gt;Tristli&lt;/strong&gt; offre la plus belle cascade&lt;span style=&quot;&quot;&gt;  &lt;/span&gt;finale, avec au moins 150 m. Elle se dégage
de la paroi dans un beau cirque. L’ambiance nous rappelle celle de Pisson ou du
Ruzand. Le départ est lui aussi encaissé et le débit est correct dès la
deuxième moitié de juillet. A première vue, il doit être possible d’y accéder
en partant du camping.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;A côté le Lijis est à sec et sans belles formes. Au-dessus
du camping il n’y qu’un couloir à avalanche.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais au bout du lac une autre surprise nous attend. On
s’arrête devant le &lt;strong&gt;Sulzbach &lt;/strong&gt;(3,2/4) dont on voit bien les dernières cascades.
Nous n’avons aucune information hormis un nom sur la liste du site Schkuchtour.
Nous nous procurons la carte et nous voyons que l’accès est assez facile. Mais
pour trouver quoi derrière ? Le lendemain on réalise la marche d’approche
et les choses commencent mal ! Nous ne trouvons aucun relais au départ.
Après avoir évité ce qui peut l’être, on arrive à la première cascade
infranchissable et toujours rien. Nous commençons à nous inquiéter. Que
fait-on, demi-tour, on tente un va tout, quelle quantité de matériel
d’équipement aura-t-on besoin ? On voit RG une échappatoire possible. On
décide de descendre cette cascade qui forme un fil d’araignée au milieu de deux
jolis jets. Mais, à l’obstacle suivant toujours rien. On progresse encore un
peu et là enfin on trouve le premier point. Et quel plaisir ensuite Le canyon
offre 15 cascades entre 20 et 70 m avec toutes les formes possibles. Que ce
soit surplombantes en fil d’araignée, arrosées, encaissées, en goulotte… nous
avons tous les type, et tout cela avant le final grandiose qui au soleil offre
de belles verticales bien sculptées avec vue sur le lac et la vallée. Un bon
moment accessible dès l’été mais à l’équipement à revoir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Ragaillardi nous commençons à prendre en considération la
liste du site Schluchtour. Peut-être qu’un secteur au potentiel inconnu
existe ? On voit que &lt;strong&gt;Fuchbach &lt;/strong&gt;(3,1 à 3,3/4) juste à côté a lui aussi 4
étoiles. Le soir même on découvre les belles cascades finales avec un
encaissement fort au-dessus. On patiente 24 heure pour laisser passer l’orage &lt;span style=&quot;&quot;&gt; &lt;/span&gt;et le lendemain, le soleil est au rendez vous.
Au final, on descend l’équivalent du ravin des Enfers des Alpes de haute
Provence. Dès le départ on est happé au fond de la montagne par un premier
rappel de 60 même dans un encaissement profond. Ensuite, les cascades
s’enchaînent sans discontinuer, toujours dans des étroitures aux formes arrondies.
Nous sommes assez interloqué de nos découvertes. Ces canyons sont équipés, tous
dans le même état d’esprit. Ils semblent avoir été découvert depuis plus de 10
ans et pourtant le topo du CAS sur la Suisse n’en parle pas. Comment cela se
fait-il ? Surtout qu’ils sont en bonnes conditions l’été.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;On décide d’être encore plus ambitieux. Et pourquoi pas
&lt;strong&gt;Turnigla &lt;/strong&gt;(3,8–4/4) ? Jusqu’à présent dans le secteur on ne connaissait que
Zanaibach. Mais son débit nous a toujours empêché la descente. Arrivé devant Turnigla,
nous avons notre plus grande surprise. Il est unique en son genre. Dès la
deuxième cascades, les sauts s’enchaînent, naturels, sans frein. L’euphorie
s’empare des esprits. Le cœur bat à son maximum. Les phrases ne sont plus que
des logorrhées : magnifique, exceptionnel, incroyable. Le plus dur reste
de conserver sa concentration. L’encaissement est merveilleusement sculpté dans
un calcaire grisâtre totalement lisse. Les vasques profondes, bien que parfois
piégeuses, d’un bleu turquoise unique, offre un rêve continu. Le soleil se
faufile dans l’encaissement laissant scintiller de milles reflets les formes
sensuelles. Les cascades arrondies se parcourent dans un éclat d’eau qui tutoie
notre sourire qui est resté coincé sur nos lèvres toute la descente. Mais
l’ensemble reste technique, on doit sortir le perforateur pour percer deux
trous afin d’installer deux déviations. Il faut éviter une vasque bouchée par
le jet dans un fort étroit. Arrivé à la prise d’eau on en rajoute un autre pour
passer loin de la grille. Le bonheur continue ainsi jusqu’au bout. Dans la
dernière partie, les cascades devenues plus hautes sont creusées dans de
profonds encaissements. Risés de résurgences, elles accompagnent nos pas d’un
rideau de gouttes. Bien que ce canyon soit déjà équipé voire très bien pour le
bas, nous avons eu la même émotion que si nous en avions fait la première.
Quelques heures avant, ce n’était encore qu’un simple rond sur une carte
imprécise. Le débat s’enflamme pour savoir si c’est le plus beau ou pas d’Europe.
Mais le mystère persiste. Pourquoi personne n’est au courant ? Pourquoi
seul des canyons impraticables ou secondaires sont-ils décrits. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Enhardi par tant de succès on se présente deux jours plus
tard devant &lt;strong&gt;Zanaibach&lt;/strong&gt;, au débit jusqu’ici redoutable. Le débit est le plus bas
que ce que j’avais pu voir en 3 ans. Le lendemain nous gravissons son chemin
d’approche. On ne voit pas le fond si ce n’est le bruit inquiétant des
cascades. L’encaissement est impressionnant, profond et aussi bien sculpté
que Turnigla. Malheureusement arrivé au pont en bois qui le surplombe on
trouve qu’il y a encore trop de débit pour un canyon que l’on ne connaît pas.
Ce sera pour une autre fois. Il nous arrive une aventure identique devant
&lt;strong&gt;Schilstobel&lt;/strong&gt;. Son rocher rouge proche de la Pélite est saisissant. Mais durant
la nuit, il a plu et le canyon est en crue. Tout cela forme des objectifs pour
le mois de novembre d’autant plus que l’on a trouvé un canyon glaciaire qui
semble prometteur : &lt;strong&gt;Santishur&lt;/strong&gt;. Les cascades finales sont impressionnantes
et le haut semble ludique dans un bel encaissement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;En conclusion, on croît toujours trouver le bonheur toujours
plus loin. Cet année il se trouvait à 1h30 du Tessin et 2h de Genève.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/post/2008/08/17/La-Suisse-Centrale-%3A-une-bonne-surprise#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/post/2008/08/17/La-Suisse-Centrale-%3A-une-bonne-surprise#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/feed/rss2/comments/101</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Le tour du Monténégro en Canyon</title>
    <link>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/post/2008/07/12/Le-tour-du-Montenegro-en-Canyon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:7dbd42609be2b8d680614ae75cbe20ad</guid>
    <pubDate>Sat, 12 Jul 2008 01:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Caracal</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Loin de chez nous, dans les Balkans, terre au milles facettes, aux impressions contrastés, vous découvrirez une vraie terre à Canyon. &lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le Monténégro : spot canyon des Balkans ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu crois qu’il respire encore&lt;br /&gt;- Oh, Caracal réveille toi !&lt;br /&gt;- Areu schgreumeule&lt;br /&gt;- Qu’est ce qui dit ?&lt;br /&gt;- Je crois qu’il dit, Areu sckreumeubleu, enfin à quelques nuances prés.&lt;br /&gt;- Ca veut dire quoi ?&lt;br /&gt;- Ben, ça je ne sais pas ! Il faudrait qu’il soit plus clair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le
groupe reste dubitatif devant la scène. Caracal, à peine sorti de
l’encaissement, s’est effondré à la renverse, le sac toujours accroché
aux épaules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est ce qui se passe ?&lt;br /&gt;- Tout allé bien, il
était tout content de sa découverte tout juste arrivé dans le
collecteur, il s’est affalé. Depuis, il ne bouge plus et il s’exprime
par grognements.&lt;br /&gt;- Il a fait un malaise.&lt;br /&gt;- A priori non, il a bu un coca il y a 15 minutes.&lt;br /&gt;-
Après nous avoir cassé les pieds pendant deux jours pour ce canyon, il
exagère. Il y a encore 5 mn il était tout euphorique d’avoir découvert
une nouvelle belle descente sans aucune indication. Comédien, va !&lt;br /&gt;- On ne comprend pas ce qui lui arrive.&lt;br /&gt;- Chut, chut, il parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Silence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’en ai marre du canyon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et
oui, la prospection en canyon est un sport stressant, demandant
persistance et ténacité. Depuis quelques jours, le convoi de
canyons-mobiles sillonne les Balkans sous le regard médusé des locaux.
Après 8 h de route sans succès en Albanie, les voilà à explorer une
gorge dont la seule information qu’ils possèdent est un rond sur une
carte des années 40. Le parcours avait mal commencé. Malgré un bon
calcaire massif et dur, une eau fraîche et généreuse, abondante malgré
l’été, le canyon n’offrait que de petits étroits avec des blocs sans
fins. Et pourtant, par surprise, lorsque personne ne s’y attend, un bel
étroit se dessine aux profondes vasques. Avec régularité, les cascades
d’une dizaine de mètres s’enchaînent. De nombreux sauts impressionnants
sont possibles bien que la plupart des réceptions soient techniques
(Blocs, vasques étroites, avancées rocheuses).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette aventure
est révélatrice du potentiel du Monténégro. On s’engage sans savoir où
on va, au bon vouloir de la nature et on trouve parfois de belles
descentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi nous vous invitons à réaliser le tour
du Monténégro en canyons. Après avoir pris son bateau à Ancône vers
Split, on peut s’arrêter sur la route à la &lt;strong&gt;Cetina &lt;/strong&gt;(2,5/4).
Ce canyon est une curiosité géologique étrange. Ce fleuve né quelques
kilomètres au-dessus d’une puissante résurgence, a au mieux un débit de
500 l/s. Pourtant il se parcoure avec peu de difficultés si on connaît
les itinéraires. Du bas on remonte un véritable lac. On a juste le
temps de sortir RG que l’on découvre une grande piscine suspendue qui
domine une vasque siphonnante ensorcelante. Malgré le débit
impressionnant tout le flux disparaît dans cette bouche béante
alimentant le mini lac d’une eau d’un calme plat. Plus haut les
festivités ne sont pas terminées. La cascade de Cubavica se jette en
deux fois, par un saut de 35 m puis de 8 m dans de profondes vasques.
On peut les contourner en remontant un éboulis et en suivant des
tunnels (lampes électriques obligatoires). La descente par l’amont est
déconseillée du fait des risques liés aux erreurs d’itinéraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous
continuez votre route vers le sud. Attirez par le bleu azur des plages
vous vous arrêtez à Dubrovnik. D’ailleurs, vous vous contentez de
manger une simple glace vue le coût des restaurants et vous appréciez
l’architecture vénitienne unique de cette ville. Mais la destination
qui nous intéresse le plus est un autre comptoir vénitien, Kotor. Cette
ville forteresse collée à la montagne au fond d’un fjord unique en
méditerranée a un canyon qui arrive directement dans la ville. Sa
partie finale offre un superbe encaissement. Les concrétions de &lt;strong&gt;Skurda &lt;/strong&gt;(2,4/4 sans eau) feront pâlir tout bon grimpeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois,
cette halte balnéaire n’est qu’une étape vers le principal objectif :
le Névidio. A l’origine nous avions une simple flèche sur une de nos
cartes imprécises. De loin, il est à l’image de ce que l’on trouvera
partout au Monténégro. Une rivière a creusé une profonde gorge dans le
socle rocheux. Alors que les autres rivières sont trop larges et sont
le paradis du rafting, dans ce cas un encaissement, récompense du
canyonistes baroudeur existe. Dans une ambiance quasi-obscure les
vasques et les petites cascades se suivent. Cette descente est la plus
connue du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le secteur a une autre surprise. On nous
parlait uniquement du Névidio. Pourtant à peine garé, au parking amont,
on découvre une belle cascade de 60 m à sec l’été. La Grabovica (2,7/4
en eau) est le royaume des arcs de roche. A chaque encaissement, la
descente en offre plusieurs avec de belles vasques ludiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après
cette première halte, vous avez lu dans vos guides touristiques que le
plateau du Durmitor était une étape incontournable au Monténégro. C’est
tout à fait juste. A plus de 1400 m d’altitude l’horizon s’étale à
l’infini en de petits bombés verts vifs en début de saison. Tous vos
repères seront d’un coup brouillés. Oubliez vos références européennes,
vous êtes en Mongolie sur le plateau tibétain. Cet espace ou seul le
ciel clôt le point de vu, est parsemé de simples petits toits
triangulaires qui accentue la profondeur du cadre. Vous vous arrêterez
subjugué devant ces modestes maisons constituées d’une seule pièce
protégée du froid et de la neige. Face à un lac, perdu dans cette
immensité, vous passerez un moment de répit à comprendre l’architecture
de cette petite grange de bois abandonné. Au fond, à plus de 2400 m, le
Durmitor domine cette onde rocheuse. Au milieu de l’été, on voit encore
les névés glaciaires sous son sommet arrondis. Juste le temps d’en
faire le tour que l’on s’arrête au lac noir (Jezero Crna). Là
l’ambiance est plus sombre, mystérieuse, envoûtante, terre de légende
où les bêtes sauvages, les sylves et les trolls doivent se cacher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout
juste remis de vos émotions de trappeurs vous décidez de pousser vers
la Tara. Accrochez à la balustrade du viaduc, vous regardez 150 m plus
bas les eaux tumultueuses de la Tara. Cette Gorge est une dès plus
longue d’Europe et elle est particulièrement appréciée pour le rafting.
Peut-être aurez vous la chance de voir passer sur un radeau fait de
troncs sommairement reliés un monténégrin transportant son chargement.
Guidé par un gouvernail rudimentaire pendant que son acolyte maintien
l’ensemble loin du bord, vous les observerez passer les rapides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mieux découvrir les gorges, &lt;strong&gt;Suhodo &lt;/strong&gt;(1.5/4)
s’offre à vous. La rivière faiblement alimentée, court en nombreuses
cascades jusqu’au fond des gorges, dans de nombreux passages étroits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous
continuerez ensuite votre route dans les Gorges de la Mora#269;a. Comme
nous peut-être, juste après le monastère du même nom avec des fresques
aux couleurs vives, vous verrez au bord de la route l’encaissement du
Bogutovski Potok. Du pont on admire facilement la belle C27 qui se
jette dans la rivière. A l’origine, il nous a fallu 2 jours pour le
découvrir en entier et trouver les accès. Nous avions fait une première
remontée, habillé jusqu’à l’encaissement de Tuf. Puis en combinaison
néoprène on a escaladé les cascade dont celle de 12 m jusqu’au
semi-oscuros. Ensuite, le lendemain, nous avons recherché à tâtons un
accès en voiture vers l’amont. Par chance, une route surplombe le
canyon, mais il nous faut tout de même descendre dans un sous-bois
dense et fastidieux. Mais l’effort vaut la chandelle. Après une
première partie sèche et commune, la fin alimentée par une résurgence,
offre un encaissement impressionnant. Les biefs sont ludiques dans un
tuf profondément creusé. La dernière cascade en fil d’araignée est le
couronnement, juste avant les eaux limpides de la Mora#269;a.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et
nous arrivons à notre grande aventure. Ayant trouvé au ministère de la
défense de Serbie les carte au 50 000ème du secteur, nous avions
entouré d’un simple rond un affluent du Mala Rijeka, le &lt;strong&gt;Nožica &lt;/strong&gt;(2,9/4).
C’est dans le doute le plus complet que nous nous engageons. Animé du
simple espoir de trouver un nouveau grand canyon, angoissé par l’idée
de faire 3 heures de marche dans un fond de rivière sans fard. Nous
partons porté par nos illusions. D’ailleurs, tout est fait pour nous
inquiéter. La première heure n’est ponctuée que de quelques
resserrements aux biefs même pas ludiques. Nous pensons même sortir au
premier affluent sec. Mais d’un coup, sur un des nombreux blocs qui
parsème le fond du lit, 8 m plus bas, une vasque profonde nous tend les
bras. Un puissant encaissement se forme, lisse, aux multiples couleurs.
Et pendant 2h30 le spectacle continue. Malgré leurs technicités les
sauts sont légions, et l’apothéose arrive au dernier encaissement,
blanc, virginal, sans défaut, aux vasques encore plus grandes et plus
profondes que précédemment. La C13 dans un cirque rocheux vous
rappellera un instant la grande vasque de la C15 de Bodengo. Mais, de
telles joies, si rares, ne peuvent s’extraire pleinement des
contraintes du pays. En effet, le retour est fastidieux. La disparition
des antiques sentes nous oblige à remonter pendant 2 h un des affluents
du Nožica.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le voyage n’est pas terminé. Vous décidez de
visiter Podgorica. Vous découvrez ce vaste plateau cultivé de riches
vergers. Pourtant dans cet espace improbable, là, se trouve un canyon
original. La &lt;strong&gt;Cijevna &lt;/strong&gt;(1,5/4), dans le conglomérat, a
creusé un encaissement dont la largeur est inférieure à un mètre. Cette
étrange baignade, dans une eau bleu turquoise limpide, offre de beaux
passages ludiques. Le tout se termine au restaurant dans un mini lac
au-dessus d’une cascade artificielle appelée pompeusement Niagara.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La
route continue vers le sud. A Bar vous découvrirez ses plages et son
originale forteresse à Stari Bar. Bonne idée d’ailleurs, puisque sur le
haut existe un canyon idéal pour l’initiation, le &lt;strong&gt;Rikavac &lt;/strong&gt;(2/4).
Dans un encaissement court et bien marqué, il y a quatre cascades
particulièrement ludiques. On continue par une petite randonnée
aquatique ponctuée elle aussi de vasques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivez sur la plus
grande plage d’Europe longue de 14 km, arrêté par la frontière
albanaise, vous vous demanderez que faire. Faut-il passer le fleuve et
continuer sa route vers cette terre inconnue ? Ses montagnes sont
légendaires et les peurs encore tenaces. Nous avons poussé plus loin la
route. Après 3 heures de voitures sur une nationale cahotante, nous
sommes arrivés à Kukes. Au loin, la montagne est coupée en deux. Plus
nous nous rapprochons plus l’encaissement se dessine. Mais au final,
rien, un étroit mais pas d’obstacles. Mais en revanche nous avons le
plaisir de découvrir une société qui s’ouvre tout juste à l’occident.
Malgré le retard de développement et la pauvreté, les traditions et les
hommes sont variés, riches de leur culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A présent, il ne
nous reste plus qu’à descendre à Durrës, principal port de l’Albanie.
De là un bateau va directement à Bari et après avoir traversé l’Italie
on peut prendre la ligne Rome-Toulon. Ce termine ainsi, le tour du
Monténégro. Secteur le plus riche en canyons des Balkans, pays aux
souvenirs intenses et aux images impérissables.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/post/2008/07/12/Le-tour-du-Montenegro-en-Canyon#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/post/2008/07/12/Le-tour-du-Montenegro-en-Canyon#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/feed/rss2/comments/99</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Qui l'aurait cru ! La calabre terre des paradoxes</title>
    <link>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/post/2008/06/23/Qui-laurait-cru-La-calabre-terre-des-paradoxes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:97a79c7f8083ebe6abf699765b767ce9</guid>
    <pubDate>Mon, 23 Jun 2008 22:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Caracal</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;En terre aride, loin de tout, dans une région aux milles réputations sulfureuses, à la surprise de tous, se niche une série de canyon à découvrir. &lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 20pt;&quot;&gt;Qui l’aurait cru !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h1&gt;La Calabre terre des paradoxes !&lt;/h1&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;On vous dit, Calabre et canyon. Vous vous retenez de
rire en vous reprenant aussitôt pour ne vexer personne. Les images se
bousculent alors dans votre tête. Canyon ou plutôt bouses à sec ! Personne
n’en parle, personne ne connaît, c’est donc qu’il n’y a rien ! Si on veut
aller se faire rôtir au soleil, dans un paysage semi-désertique, peut-être que
ce pays prend de l’intérêt, mais là nous parlons de sport sérieux. Pour
beaucoup, les montagnes existent à peine, recouvertes de buissons épineux sous
un soleil de plomb. Et quand bien même vous y réfléchiriez un instant, aussitôt
vous seriez pris de frissons. Vous enverriez aussitôt à l’AIC un mail demandant
inquiet : « Peut-on canyoner là bas ? La N’drangheta (la mafia
locale) ne risque-t-elle pas de nous racketter voire de nous enlever ? Ne
risque-t-on pas de tomber sur des caches ou des dépôts illicites ? »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès
cette question posée et le ridicule passé, vous commencerez à vous acheminer
vers la vérité. En effet, on vous répondra que la N’Drangheta à autre chose à
faire que de détrousser des touristes et que quand bien même vous seriez dans
un lieu non autorisé on vous l’aurez fait savoir bien avant ! Il faut
sortir des clichés et des a priori.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;La Calabre ne ressemble en aucun point à la caricature que
l’on s’en fait. A la place vous aurez de hautes montagnes dépassant les 2000 m,
couvertes d’épaisses forêts de feuillus. Les canyons existent, ludiques,
impressionnant, pour les spécialistes, comme pour les débutants. L’eau est
omniprésente, jusqu’au milieu de l’été, posant même des problèmes en début de
saison. La vie est paisible au milieu des oliviers et des vignes, accueillante
pour le touriste qui savent s’arrêter un instant. Vous serez surpris par les
mélanges culturels. Albanais dans certains villages, byzantins dans d’autres,
surmontés de ruines normandes, un creusé culturel, révélateur de son histoire
complexe. Ce monde n’est pas idyllique, les problèmes économiques et politiques
sont réels, mais vous en serez bien loin lors de votre passage touristique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;Du fait de la variété de la région, vous pouvez imaginer
un itinéraire pendant 7 jours. La meilleure période est entre mi-mai et
mi-juin. Avant, les débits d’eau peuvent poser problèmes. Après, la chaleur
devient écrasante et les affluents des grands collecteurs s’assèchent. Les deux
canyons incontournables sont Sammaro et Grimavolo-Raganello.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;
jour : Bateau Toulon-Civitavecchia (arrivée à 12 h 30). Canyon dans le
massif de Matese&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;
jour : Grimavolo-Raganello (ou Sammaro)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;
jour : Cacavo et Nocilli&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;
jour : Mancosa-Barile&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;5&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;
jour : Cologniati et visite du massif de La Sila&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;6&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;
jour : Ficatorta-Castiglione&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;7&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;
jour : Sammaro, bâteau à Civitavecchia à 17 h ou 21 h&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;Sammaro (3,6/4) est déjà bien connu. Incontournable
encaissement dont la partie la plus étroite est longue de 2 km. Elle se termine
dans de grandes vasques ludiques jusqu’à la résurgence finale. C’est un des
grands parcours européens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;Plus au sud on rencontre l’étrange massif de Pollino.
Radeau posé sur le pied de l’Italie. A civita, l’abëresch, peuplé des ancêtres
albanais, vous serez saisi par la puissante muraille rocheuse. Au milieu coule
le Grimavolo et le Raganello (3,3/4). Le premier, l’affluent aux cascades
finement encaissées, le second une des gorges encaissées les plus longues
d’Europe. L’idéal est de descendre Grimavolo lorsque l’eau coule jusqu’en bas
sans disparaître à mi-parcours. L’arrivée dans le Raganello est alors
grandiose. Le collecteur ensuite est une longue marche aquatique avec quelques
beaux resserrements agrémentés de tufs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;Mais, le séjour dans cette terre n’est pas terminé. Le
Raganello a deux parties très encaissées. Il reste en amont la gole dei Barile
(3/4). Cette dernière est plus dense, plus intéressante, plus impressionnante
que l’aval, avec un encaissement très étroit, et des sauts. Pour éviter une
navette qui n’en finit plus il est possible de se garer dans les confins de San
Lorenzo de bellizi. En face de ce coup de sabre qui fend en deux la montagne et
après avoir dégusté les fromages locaux, un chemin aérien, à la beauté digne du
Verdon, vous mènera jusqu’au départ du canyon. Engagé dans le Canale Mancosa
(1,8/4) et par plusieurs rappels dont un de 75 m vous atterrirez au départ de
la gole. A l’image de son grand frère vous avez mélangé verticales et
rando-aquatique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;Vous pouvez passer dans le secteur une journée
supplémentaire si vous le désirez. Cacavo (2,2/4) vous rappellera vos souvenirs
de Tunez et des canyons secs du Verdon. La première 60 m est impressionnant
dans son cirque et la 35 m suivante est bien sculpté. Il est possible de sortir
au milieu pour éviter la descente du Raganello et une longue navette. Cette
sortie est réservée à ceux qui savent lire une sente étroite et peu marquée.
Pour vous rafraîchir faîtes ensuite un tour rapide dans le Nocilli, sympathique
affluent que vous avez croisé lors de la descente du Raganello avant le Ponte
Ilice.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText2&quot;&gt;L’ouest du massif de Pollino ne démérite pas. Deux
descentes d’intérêt se cachent dans ses vallées étroites : Castiglione et
Ficatorta. Toutes les deux ont des caractères totalement opposés. Le premier,
sera idéal pour les débutants dégrossis. Court, ludique et esthétique, dans un
calcaire blanc, il possède toutes les qualités pour se rafraîchir facilement et
avec plaisir. La dernière cascade offre une gerbe exceptionnelle se rapprochant
des émotion d’Isorno finale. Ficatorta est tout le contraire, après un accès
hasardeux, on tombe dans une ambiance austère, digne de la Haute Savoie. La mousse
descend des arbres dans une ambiance humide. Les encaissements sont ténébreux,
très étroits, sans vasques profondes et au milieu des arbres morts. Il est
réservé à ceux qui aiment les beautés sauvages. Autre qualité de ces deux
canyons, c’est qu’ils coulent toute l’année. Il faut même les éviter trop tôt
dans la saison, en particulier Ficatorta. Les deux canyons peuvent s’enchaîner
dans la journée. Merci à Francky Zito qui nous a fait découvrir ces deux
descentes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;Titre11&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-weight: normal;&quot;&gt;Enfin, faîtes un tour dans le
massif de La Sila, ancien cœur de l’église byzantine d’occident. Ce nom est la
contraction du Selva latin et du Hyla grec, signifiant dans les deux cas :
la forêt. Et oui, vous êtes loin de l’image de la Calabre à la chaleur
étouffante et aux paysages dénudés. Cet ensemble collinaire granitique dans une
péninsule principalement calcaire, vous étonnera. Très humide, recouvert de
forêt, il donne naissances à de nombreux fleuves. Malheureusement, cette roche
se prête peu au canyon. Il n’y a pas de boucliers rocheux robustes à percer.
Toutefois, ne ratez pas le Cologniati (2/4) récemment découvert par Michele
Angilieri. A une heure de civita, il offre des cascades arrosées et
rafraîchissantes, ponctué de quelques sauts. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;En sommes, nous voilà dans un secteur contrasté, aux
ambiances et à l’intérêt varié mais qui vaut le coup d’œil.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;Merci à nos accompagnateurs Calabrais et des
Pouilles : Nick stratrek, byMoris, Roberto de Marco, Franco Zito, Lorenzo
Vita…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt; &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/post/2008/06/23/Qui-laurait-cru-La-calabre-terre-des-paradoxes#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/post/2008/06/23/Qui-laurait-cru-La-calabre-terre-des-paradoxes#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.descente-canyon.com/blogs/perso/8-Caracal/feed/rss2/comments/94</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>