Quoi de neuf à l’est

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Quoi de neuf à l’est ? Cette année nous avons décidé d’expérimenter une nouvelle destination : la Macédoine. La société de spéléologie macédonienne nous attend sur place et nous sommes une fois encore accueilli avec toute l’hospitalité des Balkans. Nous avons plusieurs objectifs, dont un le canyon de Tresonečki.

 

Dès le premier jour nous nous rendons dans la vallée de la Radika. Les abords sont escarpés avec une sorte de calcaire vitreux. Ayant, 24 h d’avance sur nos hôtes macédoniens nous décidons de prospecter du côté de Jance. Le torrent est à sec et semble peu intéressant. Mais notre interprète serbe, Sofia, part discuter avec les habitants du village. Tout content que des français s’intéressent à leur région, ils nous apprennent qu’à 5 mn de là, il y a une cascade sublime (Forme littérale). La personne nous amène en voiture directement dans le village en question et nous montre l’accès. Avant de nous jeter dedans nous allons manger un morceau ! Repas d’autant plus pantagruélique que l’on paye maximum 6 € le repas en moyenne.

 

Les autres habitants du village nous confirment la chose. Il existe même un programme de développement en collaboration avec une ONG italienne. Nous nous rendons sur le site et la cascade ne démérite pas. Dans une gorge encaissée, elle forme une grotte aux flots tonnants. Mais qu’y a-t-il au-dessus ? Ce canyon se limite-t-il a une seule cascade ou d’autres obstacles intéressants se trouvent au-dessus ?

 

Suite aux indications des villageois nous prenons un chemin qui mène en haut du vallon. Le chemin est assez court, mais à 13 h de l’après midi, nous suffoquons. Nous arrivons dans le vallon et tout de suite nous commençons par un rappel. D’autres obstacles suivent, dont certains arrosés voire ludiques. Mais, ne rêvons pas, même s’il y a des obstacles l’esthétique de l’ensemble n’est pas exceptionnelle. Nous avons l’impression d’être en Ardèche.

 

Enfin, nous arrivons à la dernière cascade. Sera-t-elle aussi intéressante à descendre que ce qu’elle était à regarder ? Et bien oui ! La cascade passe au milieu d’un énorme bloc coincé. Nous avons installé un relais surplombant qui permet de faire un fil d’araignée de 14 m juste à côté du jet. Emotion garantie.

 

Pour saluer cette première les villageois nous invitent à la fête du village. Au milieu des tambours,  des flutes et des danses folkloriques nous mangeons quelques spécialités locales.

 

Le lendemain, les spéléologues macédoniens nous rejoignent. La descente est d’un autre acabit. Il faut tout d’abord plus de 2 h pour arriver en haut, sous une superbe hêtraie. Le débit est fort et l’eau est glaciale. Les obstacles commencent vite dans une ambiance ouverte. La grande cascade de 30 m est impressionnante au milieu des arcs en ciel. Après une petite marche, les obstacles s’enchaînent de nouveau, en particulier à la fin. Mais malgré tous ces atours, la sculpture des cascades n’est pas toujours exceptionnelle et il n’y a pas un vrai encaissement profond et ténébreux. Mais, c’est tout de même le plus beau parcours rencontré lors de notre périple (2,5/4)

 

Le reste du séjour n’est pas aussi rentable. Tout d’abord, il fait chaud et la sécheresse sévit. Les descentes envisagées n’ont pas d’eau. Ensuite, nous manquons de chance et malgré les cartes achetées à Belgrade auprès du ministère de la défense Serbe, nous nous trompons dans les vallées. Les règlements nous aident peu, puisqu’une bande de 10 km autour de la frontière est réservée à l’armée. Espace, où se trouvent les canyons qui nous intéressent.

Mais cela ne fait rien. Nous compensons notre malchance par du tourisme prés des eaux calmes et chaudes du lac Ohrid, tout en profitant de l’accueil et des plats locaux.

 

Au final, la Macédoine nous a permis de canyoner tout en étant une bonne excuse pour découvrir une fois encore le mode de vie local.