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Re : Projet de création Comité Territorial de Pilotage du Canyon Jura

Eric Gomez a écrit:

C'est la raison pour laquelle d'une part tes propos sont hors sujet et d'autre part ce n'est pas à moi de juger s'ils sont calomnieux ou diffamatoire.

Eric

A bon, c'est à qui alors ? Ton avocat ?  icon_wink

Au fait, sur le groupe Google, Etienne réclamait avec insistance semble t-il les épisodes manquants de votre saga de margoulins, mais du coup, est ce que ça vous va si je fais ça ici ?

L'audience n'est pas terrible, mais les écrits restent des années...  eusa_doh

Vous me dite, hein ?

J'en ai même avec des photos d'illustration, si, si !

Je vous souhaite bon week-end. Vous allez avoir la paix, je pars au ski 15 jours et là bas, pas de réseau  eusa_shifty

Plus c'est haut, plus c'est Chaud !

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Re : Projet de création Comité Territorial de Pilotage du Canyon Jura

Info du soir : Vous savez quoi, j'ai été viré du groupe-Google dédié au projet, je me demande bien pourquoi  icon_mrgreen

c'est faux. Je viens de vérifier, tu es toujours dans le google groupe "Projet CTPC Massif du Jura". Personne ne t'a enlevé de cette liste de diffusion. Ce groupe permet d'échanger sur une possible création d'un CTPC.


J'avoue ne pas bien saisir le sens de tes smiley quand tu parles du projet qui selon toi est mort et enterré.

Etienne PELOILLE - Moniteur d'Escalade et Canyoning dans le Jura et le Bugey
www.rockn-jump-adventure.com

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28 Dernière modification par lapin (22-11-2019 23:48:00)

Re : Projet de création Comité Territorial de Pilotage du Canyon Jura

Au fait, sur le groupe Google, Etienne réclamait avec insistance semble t-il les épisodes manquants de votre saga de margoulins, mais du coup, est ce que ça vous va si je fais ça ici ?

Vas y fonce. Je suis curieux et impatient

Etienne PELOILLE - Moniteur d'Escalade et Canyoning dans le Jura et le Bugey
www.rockn-jump-adventure.com

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Re : Projet de création Comité Territorial de Pilotage du Canyon Jura

Bonjour la communauté canyon.
 
Comme je vois que les esprits se sont un peu calmés en l’absence de Dominique, à priori parti skier au pays du Père Noël, je vais mettre mon grain de sel un peu plus sérieusement. Et par la même occasion, tenter de rétablir les forces en présence, tant cette joute n’est pas équilibrée car à deux contre un…
 
Pour info, je réside dans la vallée du Tacon et pratique le canyon depuis quelques décennies déjà. Et je connais bien la bande des canyonistes du SC St-Claude, dont je ne fais pas partie.
 
Quand j’ai pris connaissance du projet, je l’ai trouvé beau et noble à la fois. Les phrases sont belles et font rêver, promettant un monde meilleur où l’ensemble des pratiquants pourrait cohabiter sereinement. Puis, en grattant à peine le vernis et en comprenant la complexité du mécanisme envisagé, notamment en lisant les documents joints, mon emballement est retombé comme un soufflé ! Trop complexe, trop de contraintes de communications entre membres. Si l’étendre à l’ensemble du massif peut paraître une idée pertinente sur le papier, on s’aperçoit qu’il y a quelque chose qui cloche : Chaque département possède déjà sa structure de gestion et elles bossent. Concrètement, ce serait 3 départements et deux régions administratives, pas simple pour mener certaines actions. Bon, cela a déjà été dit.
 
Donc passons sur certains de ces détails techniques et venons-en au fond du problème…
 
Deuxième ascenseur émotionnel vers le bas, c’est quand j’ai réalisé qui étaient les porteurs du projet. Je suis désolé d’en remettre une couche, mais effectivement, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre sur St-Claude et même au-delà.   Je comprends subitement la curieuse réaction du comité spéléo, Dominique en tête.
 
Si je voulais faire une boutade en reprenant le jargon policier, je pourrais dire - excusez-moi messieurs - que ces deux individus étaient « défavorablement connus de nos services ».
 
Et je peux vous assurer que ce ne sont pas que des légendes urbaines…
Sur un parking ou dans les canyons, je fais partie des gens discrets, qui ne font pas de bruit, mais qui écoutent et regardent. Je peux attester, que dès leurs arrivées (remarquées), Eric et Etienne ont immédiatement suscité des réactions des deux côtés, amateurs comme pros, multipliant des actions et des situations complètement inappropriées.
Pour preuve, le total irrespect d’Etienne (pseudo Lapin) sur le forum de DC dès 2016, alors qu’il était si simple d’aller à la rencontre des gens et de s’expliquer tranquillement en bonne harmonie comme le font leurs collègues depuis des années… Au lieu de cela, du « rentre dedans » bien méchant, allez comprendre…
 
Bien sûr, je n’ai pas les preuves de tout ce que le comité spéléo dénonce, mais je peux attester que par exemple, on retrouvait bien une grosse partie du topoguide « Cascades, gorges et canyons du Ht-Jura », sur le site internet ESKALEO. Nul n’est censé ignorer la réglementation des droits d’auteurs et copyright. Je pense même les deux auteurs auraient généreusement accepté la publication, si une demande avait été faite. Mais là, rien, même pas un petit mot sympa lors d’une rencontre sur le terrain. Donc d’entrée, c’était assez mal parti. Tout le monde a parfaitement vu le petit jeu très comique du contrevenant qui consistait à tourner le dos et faire l’aveugle. J’y étais.
Je pense que les deux auteurs du topo n’ont rien dit, justement pour ne rien envenimer, jugeant la situation déjà assez compliquée et c’est tout à leur honneur.
 
Et les mois et années suivantes ont été une suite de sketchs plus rocambolesques les uns que les autres (disparitions arbitraires de MC, vols de pancartes de sécurité, dénigrement, attitudes toujours sur la défensive et jamais sur la convivialité, arrogance, insultes en public et j’en passe). J’ai personnellement assisté aux prémices d’une rixe sur le parking de Coiserette entre Eric et un autre guide (celui qui roule en Kangoo jaune) et aux jurons d’Etienne à l’Abîme. Que du lourd !
 
Non seulement ces comportements sont inadmissibles, mais ils discréditent toute une partie de la communauté canyon.
 
Tous ces détails pour expliquer qu’un projet de cette envergure, doit être porté par des personnes connues mais surtout reconnues, dotées d’un bon feeling avec autrui et capables en permanence d’être à même d’aller vers des consensus. Le fait d’être de la région et présent une grande partie de l’année, est bien entendu déterminant pour un tel projet, ce qui n’est pas le cas.
 
Or, même si les porteurs du projet crient haut et fort qu’il y aura délégation ensuite, le mal est fait et ce projet est en péril, car les porteurs ne sont pas crédibles et pas légitimes.
 
L’élément déterminant qui a amené les Sanclaudiens à déballer ce linge sale, est bien entendu le courrier N°2, où les objectifs annoncés, sont clairement une déclaration de guerre avec uniquement des projets sur sites commerciaux. Grosse, grosse boulette…
 
Et c’est là la clef du problème et cette situation fait remonter à la surface les problématiques qui couvent…
Pour les lecteurs qui ne connaissent pas le contexte local, rappelons que ce sont les spéléos Sanclaudiens, qui dès la fin des années 80, ont révélé les canyons du Haut-Jura (exploration, équipement, publication, accès, échappatoires, relation avec les riverains, communes, institutions et SURTOUT, entretien permanent des sites, qu’ils soient commerciaux ou non). Et contrairement à d’autres massifs, c’est la même équipe depuis plus de 30 ans, composée de passionnés complètement désintéressés. Précisons que depuis le début du guidage pro, la cohabitation et la bonne entente intelligente régnaient. Mais ça, c’était avant !
 
S’ils ne sont pas les propriétaires des lieux au sens légal du terme, ils en sont les « inventeurs » et quelque part les « propriétaires intellectuels ».
Et ce, contrairement à la masse des guides, qui travaillent dans les canyons, sans bail, sans loyer et qui pour certains revendiquent plus de droits, plus d’aménagements, etc… Il faut avouer que c’est une situation paradoxale. Vous en connaissez, vous, des artisans qui se voient offrir un local, une usine, une partie des outils, gratuitement avec nettoyage offert et à vie ?
 
Un des points de blocage actuel est sans aucun doute ce que Dominique a nommé une « prise d’otage ». Prise d’otage physique (canyons inabordables en saison, dégradations) et prise d’otage financière. Je le conçois facilement et je vous explique ma vision des choses sur ce dernier point.
 
Quand j’ai lu le chiffre du nombre de guides répertoriés sur la saison 2019, j’ai halluciné ! 46, c’est presque le triple du nombre de pratiquants Jurassiens amateurs ! Et c’est sans compter sur les milliers de clients. C’est juste énorme pour un bassin aussi minuscule !
 
Le chiffre d’affaire du guidage canyon sur le Jura, annoncé officiellement dès 2015 était de mémoire de 600 000 euros, avec environ 15 ou 20 guides recensés à l’époque. En faisant un rapide calcul, on se dirige tout doucement vers le million d’euros… Encore une fois c’est monstrueux !
 
On pourrait aussi dire, chouette ! Mais qu’elle est la réalité de tout ça ?
 
Retombées financières nulles pour la commune de Coiserette, qui récupère juste les emmerdes. Donc zéro pointé ! C’est valable pour la plupart des autres sites bien sûr.
Retombées financières indirectes quasi nulles pour le Jura sur le plan des taxes puisque les guides extérieurs à la région sont ultra majoritaires (ils payent leurs impôts ailleurs).
Idem pour la Com-com Haut-Jura St-Claude qui va en plus, s’investir pour encore améliorer la vie des guides.
Retombées financières directes et hélas partielles, sur les hébergements et consommations sur les deux bassins de canyon, mais qu’est-ce que cela représente en pourcentage ?
Et enfin, ZERO retombées pour les amateurs locaux, propriétaires « spirituels », qui bossent avec des moyens MINABLES pour le bonheur de tous et depuis 30 ans.
 
Dès 2015, lors des prémices du dossier AMI canyon lancé par le commissariat de Massif, l’idée d’une taxe, baptisée par certains « l’impôt révolutionnaire » avait été lancée et avait fait bien rire certains. Cela se passait au Conseil Général à Lons. Puis plus rien.
 
Aujourd’hui, en 2019, je lance un pavé dans la marre encore une fois, même si on sort du sujet initial, pardonnez-moi…
Et si une des solutions pour un avenir plus saint et plus zen du canyon Jurassien, passait par une taxe ou cotisation obligatoire, payée par les guides et fixée selon des règles qui resteraient à établir, et destinée à alimenter plusieurs caisses (entretien des sites et équipement, mais aussi et surtout, subventions pour les associations qui œuvrent au maintien des sites) ? Je pose la question !
 
Sur une base de plusieurs centaines de milliers d’euros, ces taxes seraient pinuts pour les guides il faut en convenir, mais importantes pour les amateurs et tout le monde en tirerait partie. Réalisez que 1.5 % de 800,000 cela fait 12000 euros. De quoi en couper du bois, non ?
 
Et pour clore ce trop long monologue (je vais battre Dominique sur ce coup-là !), je crois savoir pourquoi le déballage du linge sale a eu lieu seulement maintenant.
Sans trop me tromper et connaissant bien l’animal, c’est juste qu’il est trop bien élevé, toujours dans le consensus malgré parfois de belles flèches envoyées, toujours à garder enfouies les choses fâcheuses en attendant que l’orage passe. Il n’a pas la rancune tenace… jusqu’à un certain point. Et là, il a été atteint.
Comme beaucoup, il ne faut pas le prendre pour plus con qu’il n’est…
 
Bon, j’espère ne pas trop vous avoir ennuyé avec ce message. J’en ai mal aux doigts

C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que beaucoup ont l'air brillant avant d'avoir l'air con.